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Suicide au Québec : la tendance à la baisse se maintient
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Montréal, le 3 février 2009 - Des données récentes publiées par l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) indiquent que le taux de suicide continue de diminuer au Québec. Selon les données provisoires pour l'année 2007, 1 091 Québécois se sont enlevé la vie, ce qui correspond à 14 décès par 100 000 habitants, alors que l'on comptait 22 décès en 1999 pour le même nombre d'habitants. D'après les experts de l'INSPQ, il s'agit d'une diminution globale de 4 % en moyenne par année, depuis 1999.
La réduction du taux annuel de mortalité par suicide est plus marquée chez les hommes, passant de 36 à 22 décès par 100 000 personnes entre la fin des années 1990 et 2007. Ceci représente une baisse moyenne de 4,5 % par année pour les hommes, comparativement à 2,7 % chez les femmes pendant la même période.
Si on regarde l'ensemble de l'évolution du taux de suicide dans les différents groupes d'âge, on constate qu'il y a des diminutions pour tous les groupes. Cependant, autant chez les hommes que chez les femmes, les jeunes âgés entre 15 et 19 ans sont ceux qui accusent la plus forte baisse du taux de suicide depuis 1999. Ceci représente une diminution de près de 12 % par année chez les jeunes hommes et de 6 % chez les jeunes femmes.
D'après la coordonnatrice scientifique de l'unité Connaissance-surveillance à l'INSPQ, Mme Danielle St-Laurent, "on ne peut que se réjouir de ces derniers chiffres qui nous éloignent du sommet atteint en 1999 concernant le nombre de suicides. Cependant, il reste du travail à faire, car la tendance à la baisse n'est pas aussi prononcée chez les 50 à 64 ans, celle-ci n'étant que de 1 % en moyenne par année pour ce groupe. Par ailleurs, la région métropolitaine de Montréal présente des taux nettement inférieurs au taux provincial, alors que les régions situées en périphérie des grands centres urbains obtiennent des taux supérieurs à la moyenne québécoise".
Une tendance, des pistes de réflexion
Selon le directeur du Centre de recherche et d'intervention sur le suicide et l'euthanasie (CRISE) de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), M. Brian Mishara, "il est impossible de vérifier scientifiquement les causes de la diminution des taux de suicide. Toutefois, ces diminutions sont encourageantes pour les personnes qui travaillent dans les domaines de la prévention du suicide et du traitement des troubles mentaux".
Toutefois, selon M. Mishara, "les diminutions impressionnantes des dernières années ne suggèrent pas qu'on doit arrêter d'être vigilants, car il existe une relation bien documentée entre le taux de chômage et le suicide et, dans une situation financière précaire où il y a un risque d'augmentation du taux de chômage au Québec, il est possible que la situation actuelle change".
A l'occasion de la semaine de prévention du suicide, l'INSPQ et le CRISE rappellent que la tendance pourra encore se maintenir en multipliant les informations à la population sur les moyens d'aide aux personnes suicidaires et aux membres de leur entourage.
Pour
plus d'informations : Nathalie Hudon
Conseillère en communication
Unité des communications
Institut national de santé publique du Québec
(514) 864-1600, poste 3312
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