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L'industrie du médicament générique tente désespérément de protéger un modèle d'affaires indéfendable au Québec

Ottawa, le 5 juillet 2010 - Les compagnies de recherche pharmaceutique du Canada (Rx&D), M. Russell Williams, ont réagi aux affirmations de l'Association canadienne du médicament générique (ACMG) voulant que le gouvernement du Québec appuie l'industrie du médicament d'origine à son détriment, en rappelant l'importance et la valeur inestimable de l'innovation pour la santé et la prospérité du Québec.

"En exigeant de l'industrie du médicament générique qu'elle baisse ses prix trop élevés, le gouvernement fait son travail et assure ainsi la pérennité du Régime d'assurance médicaments du Québec (RAMQ)", a déclaré Russell Williams, président de Rx&D, rappelant que les médicaments génériques vendus au pays comptent parmi les plus chers au monde. L'Institut Fraser et le Bureau de la concurrence du Canada confirment d'ailleurs cette donnée, alors que ce dernier va encore plus loin en affirmant que si les médicaments génériques étaient vendus à un prix concurrentiel au Canada, les patients et les régimes d'assurance médicament économiseraient plus de 800 millions de dollars par année.

Quant aux prix des médicaments d'origine, ils sont sous le contrôle du Conseil d'examen du prix des médicaments brevetés (CEPMB) et se situent sous la médiane internationale. "On ne doit donc pas se laisser détourner du vrai débat ici, les médicaments génériques coûtent trop cher et le Québec exerce son droit de rembourser le prix le plus bas au pays. De fait, le Québec aligne sa politique de remboursement à celle d'autres provinces, comme l'Ontario", d'ajouter M. Williams.

La Règle des 15 ans quant à elle, tant décriée par l'ACMG, est une disposition exclusive au Québec qui reconnaît le risque associé à l'innovation en permettant le remboursement d'un nouveau médicament pour une période de 15 ans à partir de son inscription sur la Liste des médicaments du Québec, que le brevet soit échu ou qu'il existe un équivalent générique. Si cette mesure implique des coûts pour le Régime d'assurance médicaments du Québec, une étude du ministère des Finances1 indique que ses bénéfices dépassent largement ses coûts : abolir cette règle se traduirait par une perte récurrente de 340 millions de dollars par année pour le Produit intérieur brut (PIB) du Québec causée par une réduction des investissements et des pertes d'emploi dans le secteur des sciences de la vie.

Si l'industrie de recherche pharmaceutique jouit d'un statut particulier, c'est qu'elle correspond au choix historique du Québec de développer une économie de haut savoir, créatrice de richesse et porteuse d'avenir. Ce choix de société rapporte, alors que le Québec recueille 45 % des investissements totaux au Canada dans le domaine de la recherche pharmaceutique, bien qu'il représente moins de 25 % de la population canadienne, que l'on y trouve 28 sociétés pharmaceutiques internationales et qu'il abrite la plus grande concentration de sièges sociaux d'entreprises pharmaceutiques au Canada ainsi que des activités de fabrication ou de recherche de 12 des 15 plus importants groupes pharmaceutiques mondiaux.

Les compagnies membres de Rx&D ont, au cours des années, établi de nombreux partenariats avec plusieurs universités et des hôpitaux québécois dans le but de favoriser la recherche pharmaceutique. Cela s'est traduit par la tenue de divers essais cliniques, la création de différentes chaires de recherche, comme celles portant sur l'obésité avec l'Université Laval ou les maladies cardiovasculaires avec l'Université McGill, ou le programme d'infirmière praticienne de la même institution.

"De plus, depuis la mise en œuvre de la Politique du médicament en 2007, des investissements s'élevant à quelques centaines de millions de dollars ont été consentis par ces mêmes compagnies pour la construction, l'agrandissement ou la rénovation de diverses installations de recherche, des investissements qui auraient sans doute abouti ailleurs, n'eût été la longue tradition de partenariat qui existe entre l'industrie de recherche pharmaceutique et le Québec, et de l'importance que notre industrie accorde au Québec", de poursuivre M. Williams en concluant que "tous les partenariats que nous formons avec les divers intervenants en santé, dont les médecins, les infirmières et les pharmaciens, partagent le même objectif : assurer l'efficacité de notre système de soins de santé au bénéfice des malades, qui doivent rester au centre des préoccupations de chacun."

Pour plus d'informations :
François Lessard
Communications
Tél.: 613-236-0455

flessard@canadapharma.org



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