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Dépistage universel de la surdité chez les nouveaux-nés - L'Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec appuie l'initiative du gouvernement québécois
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Montréal, le 17 juillet 2009 - L'Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec (OOAQ) accueille favorablement le déploiement du programme québécois de dépistage universel de la surdité chez les nouveaux-nés et offre son entière collaboration au ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, M. Yves Bolduc, de même qu'à la ministre déléguée aux Services Sociaux, Mme Lise Thériault.
"C'est une nouvelle qui nous réjouit, puisque cette mesure permettra d'intervenir plus tôt pour favoriser le développement du langage de l'enfant", affirme Mme Marie-Pierre Caouette, présidente de l'OOAQ. "Nous souhaitons faire bénéficier l'ensemble de nos partenaires et des citoyens québécois de l'expertise unique développée par les audiologistes et les orthophonistes en matière de troubles de la communication et ce, dès l'élaboration des lignes directrices de ce programme."
Le dépistage néonatal vise à détecter la surdité présente à la naissance. Il s'agit d'un problème de santé important, affectant 1 naissance sur 1 000 et jusqu'à 4 % des bébés prématurés et en soins intensifs. Le test de dépistage proposé est rapide et indolore, ne nécessite pas la collaboration du bébé et peut être réalisé par une infirmière dûment formée par l'audiologiste. Lorsque le test est bien administré, la mesure est fiable et précise, c'est-à-dire qu'elle génère peu de "faux positifs". Le résultat "échec" ou "réussite" est obtenu automatiquement, sans qu'une analyse plus poussée des résultats soit nécessaire. Si le test a été échoué, le bébé est immédiatement référé à l'audiologiste pour une évaluation complète. Idéalement, l'évaluation de l'audition dès la naissance, avant la sortie de l'hôpital, devrait permettre l'appareillage avant l'âge de 3 mois et le début de la réadaptation vers l'âge de 6 mois.
"Le déploiement de ce programme de dépistage sur tout le territoire québécois ouvre la porte à une belle collaboration interdisciplinaire", déclare Mme Caouette. "L'intervention en néonatalité requiert le développement d'une expertise particulière et la concertation de l'ensemble des professionnels de la santé. En plus des audiologistes, on pense entre autres aux infirmières, aux médecins, aux ORL, aux audioprothésistes et aux orthophonistes. Il s'agit d'un défi extrêmement stimulant", ajoute-t-elle. Les expériences menées depuis plusieurs années dans certains centres hospitaliers démontrent que le succès d'un tel programme repose en grande partie sur la formation et le support que l'audiologiste offre à l'équipe. "Il est souhaitable de profiter de l'expertise des centres "pionniers" pour éviter de réinventer la roue et s'assurer de contrôler la qualité du programme", insiste Mme Caouette." Il s'avère aussi essentiel que les milieux décident de consacrer les fonds nécessaires pour permettre l'accès à une prise en charge rapide et à des services d'une intensité suffisante prodigués par l'audiologiste et l'orthophoniste.
Pour
plus d'informations : Noémie Lemire
Simard Hamel Communications
(514) 287-9811, poste 23 n.lemire@shc.ca
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